mercredi 25 juin
Une dernière pensée (1ere partie)
Voila une texte un peu plus long que je vais devoir posté en plusieurs morceaux (4 parties je pense). Je me souviens l'avoir travaillé de nombreuse fois avec l'aide de prof de littérature. Malheureusement je suis incapable de retrouver la dernière version. Celle ci me semble a peu près correcte.
Il
fait une chaleur hallucinante. Ce n’est pas pour rien que le sol
semble gondoler. C’est pourtant du goudron, ça ne gondole
pas aussi facilement. J’ai vraiment l’impression qu’il y a un
liquide sous la couche noirâtre du goudron car maintenant cela
fait presque des vagues. Plus je fixe le sol de cette manière
plus les vagues me font penser à une respiration. Je me
demande si ce n’est pas la mienne que mon cerveau est en train de
retranscrire par hallucination sur ce goudron. Ben non, j’ai chaud
et je respire beaucoup plus vite que ca. Je ne vais quand même
pas passer la journée à fixer une route. J’avance un
peu pour voir si l’illusion de dissipe. Ce n’est absolument pas
le cas. Je vais même finir par être déséquilibré
avec tous ces remous. Un pan de goudron s’enfonce quand je pose le
pied dessus d’au moins 1 mètre et je m’écroule.
Maintenant que je suis contre le sol je suis bien sur que le sol
bouge. Ca donne le mal de mer. Je me relève péniblement.
C’est comme si on marchait sur une bâche qui aurait été
placé au-dessus d’une piscine. Peut importe j’ai des
choses à faire plus urgente que de m’installer sur cette mer
noire. Au fur a mesure que j’avance le sol redevient plus solide.
Une
femme s’approche de moi a grand pas. Elle a l’air jeune. C’est
une blonde, d’environ un mètre soixante, coiffée avec
une queue de cheval, le teint un peu pale. Ces yeux noirs rendent son
visage agréable a regarder. Je n’ai pas le temps de décrire
le reste que la jeune fille m’adresse la parole sur un ton assez
colérique : « Que faites vous la ? »
_ « Pardon ?
Nous nous connaissons ? » Je dois avoir l’air
stupide.
_ « Ca
n’est pas la question ! » La, je me sens agressé.
_ « Je regrette
mais avant de répondre à vos agressions j’aimerais
savoir à qui j’ai affaire ! »
_ « Vous êtes
toujours comme ca ? Vous n’êtes pas le centre du monde
vous savez ! Alors quand je vous pose une question je vous prie
de répondre bien gentiment. »
_ « Allons
bon ! Et de quel droit vous vous permettez de m’importuner
ainsi mademoiselle ? »
_ « Très
bien puisque vous refusez de coopérer, je vais donc me passer
de vous pour cette fois, mais je vous préviens la prochaine
fois il n’est pas question que je fasse tout le travail toute seule
c’est compris ? »
_ « Mais enfin
je ne vous permets pas de… »
_ «
Fermez-la ! Vous refusez c’est tout ! Bon, allons-y,
alors que faites vous la ? » Je la regarde quelque
secondes. Elle me semble un brin démoniaque, mais étrangement
familière. Tant pis je rentre dans son jeu :
_ « Si
vous tenez vraiment a le savoir, je me rends à la clin… »
_ « Vraiment ?
Et qu’allez vous faire la bas ? »
_ « Et bien je
vais… »
_ « Mais votre
femme n’est pas enceinte, ne me mentez pas ! »
_ « Mais,
enfin je…. »
_ « Ca n’est
pas une excuse valable. Et puis arrêtez de me mentir,
vous n’êtes même pas offusqué, vous faites
seulement semblant. Comment tout ceci n’a pas de sens ? ! Et
pourquoi donnerais-je un sens a tout ca ? Non en effet je ne
vous laisse pas le temps de parler, c’est inutile car je sais ce
que vous allez dire. Vous allez mentir comme toujours. Je vous
préviens, je ne supporterais pas longtemps ceci. »
« J’ai une question pour vous, pourquoi donne t’on des carottes aux cochons ? Vous ne trouvez pas de réponse ? C’est normal, vous n’arrivez pas a être aussi honnête qui vous le prétendez. N’importe qui d’honnête pourrait répondre à cette question ! Je sais parfaitement que vous n’avez pas envie ! Je n’ai pas envie non plus que croyez vous ? Que ca m’amuse ? Je n’ai rien à vous dire en vérité. Je ne vous connais même pas. Et puis quoi à la fin si je n’ai pas envie de parler ca ne vous regarde pas et allez vous faire voir ! Non, ne pleurez pas je vous adore quand même, mais voyez vous je ne suis pas de nature très bavarde alors je n’aime pas que l’on me force à parler. Je sais que ce n’est pas vous, et bien sur vous ne pleurez jamais ! Pff ! Vraiment vous êtes un piètre menteur, je ne sais pas comment tout ce joli monde peut vous croire. Je parle de tous vos amis ! Si on peut appeler ca comme ca vu la manière dont vous pensez à eux. Quelqu’un peut baisser cette musique assourdissante ? Ca me fatigue. Et j’ai chaud. Voilà, au moins je vous parle, vous êtes heureux ? C’est moi qui fait cette foutue conversation ! »
«
Qui a t-il ? Je ne passe pas un examen, je trouve stupide de
garder cette politesse entre nous. D’ailleurs je vais tout de suite
TE tutoyer. Peut importe, ca ne me plait pas non plus mais c’est
plus simple. Comment ça tu es d’humeur gracieuse ? Ca
ne veut rien dire, si ? Tu parle avec un coté surréaliste
maintenant ? Ou bien est ce encore un de tes mensonges à
la noix. Oui ils sont à la noix. Aucune utilité, tu
mens juste pour le plaisir. Pour le plaisir de berner les autres, et
tu te torture. Ca ne plait a personne de mentir, je ne crois pas que
ca t’amuse, tu regrette déjà d’avoir menti. Mais tu
recommenceras à la prochaine occasion. Je ne suis pas la pour
traiter ton cas. Bien sur que non ! Tu as déjà vu
une étudiante en psychologie aussi jeune que moi ? Je
dois tout juste avoir seize ans. Je pourrais très mal le
prendre ! ! ! Tu n’as jamais pensé que cela
pouvais être une phobie de paraître plus vieille que ce
que l’on est ? ! Bref. Ce n’est pas parce que je souris
que je suis forcement joyeuse alors je te prie de faire de même.
… Allez souri en te forçant et nous verrons s’il y a une
forte différence comme tu le prétends. Je m’en
doutais ! C’est exactement la même chose ! Tu es
toujours d’aussi mauvaise foie ? Je n’ai que faire de tes
paroles mon cher puisque tu n’es pas réellement en face de
moi. Bien sur que non tu fais semblant comme d’habitude ! Tu
ne fais pas semblant ? Allons bon ! Mais tu ne sais faire
que ca ! ! ! Alors, tu ne fais pas semblant ?
Bien, bien, et pour cette fille tu fais semblant ? L’amie de
ta femme ! Tu sais exactement de laquelle je parle. Tu va te
décider à agir ? Ou tu va faire semblant pendant
combien de temps ? Ca ne sert à rien tu es incurable !
Parler, parler, parler ! Tu en es incapable, tu le vois bien !
Même virtuellement ! C’est ca reste dans ta bulle, les
gens ne s’intéressent pas toujours au renfermé !
Non tu es loin d’être ce qu’il y a de pire mais prend garde
quand même. Oui je te laisse, j’ai d’autre chose a faire.
Des choses beaucoup plus intéressantes que de te parler, comme
ranger mes chaussettes par exemple, mais la je vais bouquiner. Je
t’emmerde tête de nœud et je fais ce que je veux et
d’ailleurs tu fais ce que je veux. Allez, tu vas gentiment me faire
un bô sourire et me dire au revoir très
chaleureusement ! Pourquoi tu ferais ca ? Mais par ce que
se serait le comble de l’hypocrisie et que ton amour et ta haine
pour ce sentiment sont tellement proche que tu ne pourras l’éviter.
A toi.
_ « … »
_ « A TOI ! »
_ « Ce fut un
plaisir, écoute, je te passe mon adresse et tu viens quand tu
veux ! On parlera de tout ca et puis il faut que je te présente
à ma femme. » Je crois bien avoir décrocher
un moment dans son petit speech.
_ « Inutile je
l’ai déjà ton adresse, et évite de parler de
moi a quiconque même si ca peut te rendre intéressant,
je sais que tu n’aimerais pas que tout ca recommence. Alors tient
toi a carreau. »
Puis elle s’en va à
petites foulées. Elle risque de rater son bus car celui ci la
rattrape en très peu de temps. Le chauffeur ouvre la porte en
marche et pousse un rire sarcastique. La jeune fille saute
directement dans le bus. Ce qui étonne pas mal le chauffeur.
samedi 14 juin
Chute
J'ai rouvert un vieu dossier avec quelques textes d'inspirations surréalistes. Je compte les relire, les retoucher quelque peu et les publier petit a petit.
Voici donc le premier.
A l’heur actuel, je tombe.
Oui. C’est un trou, et je tombe.
Un trou ou un vide : je ne fais pas encore la différence.
Cette chute me remue un peu l’estomac.
Je pourrais éventuellement me demander comment j’en suis arrivé-la. Et bien je n’ai pas la réponse. Je n’en sais rien.
Je n’ai d’ailleurs aucun souvenir et ça ne me rend que plus léger, plus libre. Il n’y a rien avant et visiblement rien après.
Ni avant, ni après mais pendant...
Il y a un cortège d’objets avec moi. Ce sont des objets très divers. Il y en pas mal en dessus de moi mais ce n’est rien en comparaison de ce qui suit.
Cette chute commence à me fatiguer.. Je viens d’attraper une lampe torche au vol. J’essaie de voir si je me rapproche du sol mais rien en vu. D’ailleurs, je ne sais pas si je tiens tellement a rencontrer le sol. Le contacte risque d’être trop intime a mon goût.
Un frigo m’a rattrapé «ça tombe bien » je n’ai plus rien dans l’estomac. C’est normal, j’ai un peu de mal a m’accommoder à cette chute.
J’essaie de m’alourdir avec les aliments du frigo pour rattraper la chaise longue située un mètre plus bas. C’est stupide de ma part, la chaise est de toute façon plus légère et maintenant j’ai trop mangé. A ce qu’il paraît-il vaut mieux mourir à jeûne, c’est meilleur pour la santé. Je viens de le lire dans un livre qui flottait à coté de moi. Un bon livre de Boris Vian, des nouvelles… Vais-je m’écraser littéraire ? Pour me contredire, une télé me rattrape, mais sans prise, elle ne me sert pas a grand chose. Je suis quand même un peu vexé qu’une vulgaire -je dis vulgaire sur le coup de la vexation- télé soit plus lourd que moi ! Maintenant je suis bien, installé sur ma chaise longue.
J’agite ma torche électrique et je m’aperçois que les objets qui m’entourent à présent sont des instruments de musique. Je n’ai malheureusement jamais appris à jouer sérieusement d’un instrument. Dommage ça m’aurait diverti…
Finalement, je ne sais pas si l’ennuie ne me tuera pas avant la fin de cette chute, si fin il y a...
mercredi 05 décembre
Conscience modifiée
Un dimanche.
Ouverture.
Je suis bien, la. Détendu, tres détendu.
Ou j'en suis ?
Ah oui, dimanche.
Mmmh, la température et idéale.
Je sens rien.
Même pas la couverture !
Attend... Si la couverture ca doit être ca.
Pas envie de bouger.
Enfin...
Oh non, pour quoi faire ?
Le pc...
Oui bah non j'y suis assez souvent.
Ca peut attendre.
Et puis, tellement détendu.
Detendu oui...
Ou inexistant.
Je sens rien du tout.
Petite respiration.
Juste se qu'il faut.
Rien à a faire...
Bon allez.
Non.
Si.
Attend..
C'est pas de la paresse.
Leve...
Leve...!
LEVE !!!
Non rien...
bon...
Pas de panique.
De la volonté.
L...E...V...E...
pas moyen.
Toujours petite respiration.
oh!
Y a quelque chose de plus.
Battement.
tumtumtumtumtumtumtumtumtumtum.
c'est rapide...
Calme.
Détendu...
Mon coeur.
mon coeur.
tumtumtum...tum...tum....tum
c'est mieux.
tum...tum......tum.........tum..........tum
EH !
tum.................tum........................
Mon dieu !
Tum.............................................
...
tum...tum......tum.....tum.....tum.....
bon sang mais...
Bouge!
...
Continuer a respirer.
ok.
Calme.
Trop detendu...
Impossible, epuisant, pas moyen.
Sombrer.
sombrer....
som....
Fermetur.
Ouh putain reveille fatigué moi ce matin... Je regarde ma main, plis les doigts. Je me sent tout engourdis. Allez hop de l'action. Je me leve d'un bond et commence une journée engourdie.
ca m'est arrivé a peu pres une 15aine de fois seulement les dimanches. Y parait que c'est rien de grave. On m'a parlé de "sortie de conscience" et de "Conscience modifiée" sans que je capte reelement de quoi il etait question. Je crois au final que c'est le cerveau qui fait emerger d'un reve avant de reveiller le corps. Du coup on est reveillé alors que son corps dort encore.
Bref j'avais envie de parler de ca.
lundi 24 septembre
Supression des commentaires
Voila je suis dans une periode de changement et d'incertitude qui rendent mon morale et ma confiance en moi très fragiles. Or la plupart des commentaires que je recois sur se blog ne font que me blesser.
De se fait il ne sera plus possible de poster ici.
Mon travail est tel qu'il est, je fais de mon mieu, j'ai pas besoin d'entendre sans arret que c'est de la merde.
Je sais que c'est une habitude dans cette branche d'aller se chercher la petite bete pour crittiquer, mais ca ne me plais pas a moi comme etat d'esprit. Ca n'est ni de l'entraide ni des conseils. Se sont que de simple crittiques jalouses et rivalitaire. A croire que la 3D c'est fait que pour se la peter a qui aura la technique la plus performante.
Dans n'importe quel autre domaine j'ai toujours vu les plus grand encourager les novices sur leur efforts et leur evolutions. Y a que dans la 3D que je me fait descendre a tout bout de champ quoi que je fasse.
Bref je me passerais des trois pauvres commentaires par images et continuerais mon chemin artistique sans ces soucis facultatifs.
Si reelement quelqu'un souhait me contacter pour x raison (autre que les vaines crittiques habituels) y a mon adresse mail dans mon profil.
dimanche 08 juillet
Louis Armstrong
A force de bosser pour du post-apocalyptique, et plus precisement pour fallout, a force d'entendre que c'est bientot la fin du monde avec notre meteo detraqué,
Forcement je retombe sur se vieux Louis ("A kiss to build a dream on" intro de Fallout 2) Et cette chanson pleine de paix.
Y a aussi de quoi s'amuser gentillement, en observant les mimiques de se chanteur hors normes. Et de se souvenir " Armstrong tu te fend la poire, on voit toute tes dents"
Mais aussi "Chante ! Chante ! Ca tient chaud !"
Louis armstrong wonderful world
envoyé par tblogosphere
I see trees of green........ red roses too
I see em bloom..... for me and for you
And I think to myself.... what a wonderful world.
I see skies of blue..... clouds of white
Bright blessed days....dark sacred nights
And I think to myself .....what a wonderful world.
The colors of a rainbow.....so pretty ..in the sky
Are also on the faces.....of people ..going by
I see friends shaking hands.....sayin.. how do you do
Theyre really sayin......i love you.
I hear babies cry...... I watch them grow
Theyll learn much more.....than Ill never know
And I think to myself .....what a wonderful world
(instrumental break)
The colors of a rainbow.....so pretty ..in the sky
Are there on the faces.....of people ..going by
I see friends shaking hands.....sayin.. how do you do
Theyre really sayin...*spoken*(I ....love....you).
I hear babies cry...... I watch them grow
*spoken*(you know their gonna learn
A whole lot more than Ill never know)
And I think to myself .....what a wonderful world
Yes I think to myself .......what a wonderful world.
Armstrong-A Kiss to build a dream on-
envoyé par boberwig
Give me a kiss to build a dream on,
And my imagination will thrive upon that kiss.
Sweetheart, I ask no more than this:
A kiss to build a dream on.
Give me a kiss before you leave me,
And my imagination will feed my hungry heart.
Leave me one thing before we part,
A kiss to build a dream on.
When I'm alone with my fancies, I'll be with you,
Weaving romances, making believe they're true.
Give me your lips for just a moment,
And my imagination will make that moment live.
Give me what you alone can give,
A kiss to build a dream on.
lundi 04 décembre
Les peaux mortes d'hier
A ne pas lire :
Dernier coup d'accelerateur.
Virage serré. Ne pa surprendre les clients.
Je cale le scooter: contacte, guidon, clé, casque. Ok.
J'entre, des pas sûrs, j'aime comme le menteau voleplane et s'entrechoque sur mes jambes.
S'excuser pour passer, derriere le comptoire. J'entend une voie forte qui me demande si je vas bien. Ah oui bon sang, saluer tout le monde, sourire, eviter les prises de tetes.
Je m'engoufre dans les entrailles du restaurant en passant devant la pointeuse. J'ai 2 minutes pour me changer. J'aurais une minutes de retard je pense. Je me demande un court instant si ca aura jamais une incidence ? Le footballe, un rapide coup d'oeil. pc2. La soirée va etre longue.
Aie, il y a quelq'un dans la salle equipier.
Echanges de banalités, courtoisie genée, sociale las.
Nous y voila, devant la pointeuse, encore une minutes. Sophie compte sur moi pour metre l'ambiance elle n'est pas motivée. Si tu savais chere collegue... Je l'assure, on va metre le feu. Tous plongé dans l'angoisse, 4 heures.
A discuter je suis en retard d'une minute. 56. Je pointe. L'adrenaline monte. Le conditionnement fonctionne, instantanement je repere deux taches a executer. Il me faut d'abord m'assurer de mes priorités. C'est fait, j'ai 5 minutes avant de prendre mon poste, soit deux clients. Enchaine, boisson, burger, frittes. LEs deux premier a l'orale le reste visuel. Esquive de Jennifer, passe rapidement entre Alice et Christophe. Alice me demande si ca va, je sais qu'elle n'attendra pas la reponse, j'epargne ma salive. Fond sur la machine a glace. Trois mouvement, precis, caramel ou chocolat ? Rappel toi l'ecran, il y avait un r ou pas ? oui. T'as pris du retard pas le temps de faire dans la flioriture inonde de caramel et enseveli de cacahuete. Ca deborde j'en fou de partout. Ok c'est que l'echauffement. Couvercle, cuilliere. Glisse jusqu'au plateau depose. je fais signe a mon petit bleue en lui tappotant sur l'epaule, je le laisse.
Me demande mon numero. Plus d'un ans et il ne le connais pas. 122. il active ma caisse et s'eloigne manager. Le client patiente. Je prend place. 4 heures. Ca va etre interminable. Il faut que ca passe vite. Allez souri de la fantaisie.
Je souhaite de bonne apetit, de bonne soirée, de bonne digestion, du bon courage. J'indique que c'est cher, demande si'ils ne souhaitent pas de glace. Ils refusent, je les conforte dans leur choix : c'est degeulasse.
La plupart sourient, d'autre me lance des regard ehbahi. Une petite fille, la mere range la monnaie, elle est lente, je voudrais lui cracher au visage mon degout. la petite fille sourit. Je lui fait coucou. Elle rougit et se cache derriere ces mains. Instant en supension, la machine americaine reve, fait des etirements... 26,59, la prochaine commande a un probleme. Bonjour vous avez trois menu il me manque une boisson, c'est coca, iced tea et... ? Le client me fait la liste des burger. Je n'ai pas le temps. Je coupe. Oui non mais, la boisson seulement svp. Grand sourire, je l'ai coupé, il est en droit de s'enerver, de me prendre la tete.
Je l'encaisse, des sauces ? merde les sauces. Pourquoi les demendent-ils toujours apres l'encaissement..? Deuxieme frustration pour se client j'atteind la limite. Le detendre. J'explique c'est au prochain, je lui conseile de dire que c'est de ma faute pour qu'il ne se fasse pas gronder. Il prefere se faire gronder. Charitable chretien ?
Un pc1, y a du monde. J'enchaine: 26euros 40 svp, merci bon' soirée bon' ap', 5euros 60 svp, merci bon' soirée bon' ap', 35euros 25 svp, merci bon' soirée bon' ap', 12euros 35 svp, merci bon' soirée bon' ap', 45euros 40 svp, merci bon' soirée bon' ap', 6euros svp, merci bon' soirée bon' ap'...
Ca se calme.
Bonsoir, qu'est ce qu'il vous faut en se dimanche soir doux et agreable. Le client est plus pressé que moi cette fois. Un coup d'oeil, ca fait qu'une demi heure. Longue soirée.
Le suivant ne me regarde pas, il tend simplement sa carte. Un instant je songe a lui voler de l'argent. Voler pour mac do. Justice etincelante emmene moi loins de tout ca. Je bredouille: n'soirée...
Elle chuchotte presque, je la fait repeter jusqu'a trois fois avant de me casser me ventre literalement sur le raille de la fenetre. La tete dehors pour mieu entendre, le vend me balay les odeur de fritture grasse. Un eclat bleue. Les abdos cri douleur, je tape la commande.
Le client est frustré, il n'y a plus de Bacon, ils se disputent avec sa copine. Elle semble prostrée, comment sa soirée a pu virer soudainement mal a cause d'un burger abscent. J'essai d'adoucir ma voix, proposer quelques choses, les sauces... misere humaine je suis de son espece.
Pauvre sophie elle a vraiment l'air eteinte. J'essai nu peu de plaisanter. Ca va elle a encore le meme sens de l'humour. Plus nos blagues sont nul avec elle plus on rit.
Plus de client, periode creuse. C'est dimanche soir, je glande un peu.
Il y a Romain aussi, il dans son humeur a l'humour "13 ans". J'aide un peu. Topin, plonge, compacteur, parfois un pieton gelé vient reclamer qu'on le serve.
" je veux la glace, la derniere fois je l'ai commandé elle y etais pas." Respire, ce n'est pas a toi qu'il s'adresse. Je lui conseil de bien verifier sa commande avant de partir. " C'est pas a moi de le faire" je marmonne qu'il faudra pas qu'il s'etonne "eh bah, etant donné qu'on met moins de 3 minutes pour vous servir, vous pouvez prendre 10 secondes pour..." j'abandonne, il ne m'ecoute même pas, conforté dans son idée "je veux tout tout de suite" et que Macdo est la pour l'arnaquer.
Mes jambes se font sentir lourdes. Je sais les filles, encore 2 heures.
Rien a faire, c'est pire que tout, longue eternité qu'est chaque minute. Je rejoins Sophie, lui propose mes deux bras pour avancer sa ferme. Elle me regarde de dessous sa casquette et dit lassive qu'il ne reste pas grand chose, elle va finir les plateaux.
Je me sens trop inutile, et lui propose un bref massage des epaules pourla soulager. Je pense : ne m'en veux pas mon coeur, j'allege simplement la lassitude d'une collegue. Soustrait le donc a ma conscience.
Remet des serviettes, essuie l'eau sur le bac a tomate, ramasse le sopalin chiffoné qui traine. Stefane compte ses caisses. Christophe qui a depointé le regarde faire en mangeant un cheese.
Morne graisse ennivre nous de ta chaleure.
Je passe derriere lui et le chatouille d'un doigt. Il sursaute. Puis m'explique il essai de deconcentrer Stefan dans ces calcules. Rentre chez toi ami.
Encore la sonnerie, quelqu'un entre dans le drive. Je retourne a ma caisse. 2 cheese. Stefane vient vers moi, son regard de chef dominant. Il me demande de metre la grille. Amusé je lui promet de ne pas lui rendre sa carte manager si il m'impose la grille. Il me lance un regard noire. Je lui tend la carte. Il est heureux. Romain rigole de la performance.
Sophie on te laisse tout gerer une minute, le temps de se rendre au compacteur avec romain. Lourd fut pleins de graisse, bene remplie de degeuli de macdo, charier, trainer, tirer, defoncer. L'odeur m'ecoeur, mais l'effort passe dessus. Je suis un bras du macdo.
Le vigile ouvre la porte, retour a la moiteur des burger suintant la graisse. Douce chaleur, lumiere blafarde, le temps passe.
01h enfin, les derniers clients s'eloignent en discutant sac remplie a la main. Je reste 5 minutes de plus, grille, fermeture pc1, quelques sauces, eteindre les toasters pour Sophie. Courages les amis vous reste plus que quelques minutes.
Je depointe, me change, texto, repas. J'ingurgite les burgers froid. quelques salades. Le chef etein les lumieres, nous sortons.
Pas un chat, dehors la nuit merveille de tranquilité nous rafraichi d'une fine pluie. Quelques echanges. Tu te souviens la soirée mecredi, le pire c'est Rominou hier au pub, t'as pris ton jour pour le ciné demain... Je ne suis au courant de rien, chaque soir je decouvre leur interactivité commune, amicale, douce vie sociale dont je suis exclu.
Je nous croyais proche.
Bouffon naïf j'ai été
Rapides adieux. Scooter, caller les sacs. Demarrer... Que faire en rentrant ? vert. Lire les messages de mon aimé, silloner rapidement les reponses et domrmir. Rouge. Mon esprit divague, je pense a nous plus tard, j'espere. Vert. le vent s'engoufre dans le casque, le prochain feu je n'ai pas besoind e deccelerer il passe au vert avant que j'arrive. Les goutte d'eau s'ecrase douloureusement sur ma levre inferieure, puis sur mes lunettes. Nature maintenant moi ici.
J'arrive pas de souvenir de la fin du trajet. Aucune importance.
Entrer sans faire de bruit. Je ne controle malheureusement pas tres bien mes jambes. La porte clingue, le sac de salade fait un bruit d'enfer. Je monte les escalier en essayant de retenir le cuire du mento, ouvre la chambre en jettant un oeil sur mon frere. Il est la. Dors.
L'ecran renvoi une douce lumiere a mes yeux.
Je lis les queslques lignes, dureté de la distance, souris, je l'aime.
Penser a envoyer le texto, ne pas s'endormir avant.
e fait mon tour du net, croise quelque oiseaux de nuits, des occidentaux. Je devrais aller me coucher. Qqch me retient.
Encore
stp encore
Un peu de vie, un peu de loisir, un peu de reconfort.
Le texto, je pense a elle, toujours dans un coin en continuité subliminale, jamais la quitter.
Je m'allonge enfin, etein la lumiere, verifie l'etat du portable. Mes yeux ne font plus la mise au point
Noir
je sombre en quelques secondes.
Grande fritte, coca, 2 mac 3royal, sac B, separer, suivante, 4bacon 2 chesse de petite fritte. La fritteuse sonne appuye fait la taire, 2 mac, sonne, je l'ai deja eteinte, elle ne s'arrete pas. ferme le sac. Plus de sac C, stefan guele "on plonge des frittes svp", fermer le sac, mc ckicken, sonnerie, qu'est ce qui sonne comme ca bon sang le fcn ? 3royal stp, zero hamb, une ceasar crou', mal au crane cette sonnerie, paille serviette, j'ai oublié attend.. tu etais pc2 se soir, c'est qu'un reve.
J'ouvre les yeux, le mal de crane me vice le cerveau au fond de la boite. J'entend la voie de stefane resonner "ton numero" je prononce faiblement prenant en meme temps conscience que je suis enfin reveillé "122"
Calme, ta chambre, elle empeste le macdo, la prochaine fois, fou tes fringues dehors. Se rendormir, reste peu de temps de repos. Penser a autre chose, ouvre la fenetre. Impossible d'epousseter d'un seul geste les pensées mortes et tabula rasa.
se detendre
je sombre.
Sonnerie, il faut se reveiller. Impossible, mes yeux sont soudé. Lance le bras alors, allume la lumiere, il faut amorcer le reveil.
10minutes plus tard seconde sonnerie. ok ok.
j'ouvre un oeil, il me brule, une grand flou jaune m'eblouit. Ma respiration est saccadé. J'ai reussi.
Je me redresse peniblement. Mon corps dors encore.
J'essai de reprendre mon soufle.
Ca va aller.
Me leve, salle de bain, abdos. Jecroise mon reflet, les yeux rougis la peau pale. Ne regarde pas, pas le temps.
Jus de fruit, remonte, enfiler le mento, c'est reparti.
L'air frai a travers le casque me maintient eveillé, mon corps se reveille doucement, une chaleur commence a envahir mon tors. Une chaleur malsaine.
Esquive, entre deux files, feu, rond point... Se soir je vais acheter les cadeau ? le frois commence a gagner mes chevilles.
Attention le cycliste, trop lent, a droite. Je suis crevé il fait pas beau, je crois j'irais un autre jour. Attendre. Je regarde quelques voiture hautaine et apathique. Attendre. J'apercois quelques visages, de jeunes femmes, de gars sympatique, douce chaleur de visage humain dans les entrailles de ses monstres puants. Attendre. ue minute, depuis combiend e temps on attend ? Le camion devant ne semble pas vouloir bouger. Pourqoi il ne bouge pas... je recule et passe sur le coté, double la file. Je sens les regards, je suis l'electron libre enviez moi et haissez moi.
La pointe de glace traverse mes chevilles. La torpeur salement chaude gagne mes bras, mon tors, mes abdos... Meylan, il y fait toujours plus froid, j'ai de la peine a remuer mes doigt gelé.
J'entre a Aries, les doigts encore congelés, les articulations de mes chevilles se font lentes et douloureuses. Collegue de l'ecoles. " T'as l'air creeeeuvé", je l'entend, mais ne parvient pas a reagir. Le plus simple se solde par un leger sourir, je ne suis meme pas sur qu'il soit visible. je pense grand benet va si tu savais se que je vie. Grand benet toi meme, ca fait 2 minutes qu'il est passé a autre chose et que tu souri encore betement dans le vague.
Mes paupieres semblent gonfler et commence doucement a retomber. Eyh ! ce n'est pas l'heure, un simple ralenti de rythme.
Je m'assoie a ma place, mes muscles reclament des etirement, ils sont sans fin, chaud, craque, m'embrume l'esprit.
Je ne comprend pas. Ils ont deja tous une sphere, d'ou sort cette sphere. j'ai dormi ?
faire une rampe, oui j'ai une idée: avec des courbes. Mon dieu ils l'ont deja tous fait, j'ai a peine commencé a tracer la courbe...
Sommeil, ca ira mieu apres mangé. Il restera les etirement, l'engourdissement, mais les yeux tiendrons.
Se soir repos, je retourne a mac do que demain.
ne pas fermer les yeux... tenir... il a dit quoi ?
